| SYNTHÈSE BIOGRAPHIQUE | STYLE MUSICAL |
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| Jean Barraqué [1928, France (Puteaux, près de Paris) - 1973, France (Paris), décédé par suicide à 45 ans] est élève du Conservatoire de Paris à la fin des années 40 (de Jean Langlais en harmonie et contrepoint, et surtout, d'Olivier Messiaen en analyse musicale de 1948 à 1951) ; de 1951 à 1954, il collabore avec le GRM (Groupe de Recherches Musicales) dans le studio de musique concrète de la RTF fondé par Pierre Schaeffer ; un personnage absolu, en marge de la Société et de ses conventions et formalismes, et à l'écart des influences, sauf peut-être du premier Boulez et pas longtemps ; un personnage irrationnel qui a trouvé refuge dans l'athéisme à la fin des années 40, après avoir voulu être prêtre, et fasciné par la destruction, par l'inachèvement, par l'engagement existentiel (pessimisme noir) ; comme le catholique Zimmermann, vers la même époque, Barraqué s'est suicidé (en laissant des pièces inachevées et un catalogue en friche)... Première œuvre significative : Sonate pour violon (composée en 1949, créée seulement en 2009). Instrument pratiqué : piano, chant (choriste). | Moderniste-Sériel. Jean Barraqué est un musicien de l'exigence sans compromission : s'il a adhéré à l'esthétique sérielle, ce n'est pas par arrivisme comme d'autres plus tard (Penderecki, Henze...), c'est par choix artistique (il est quasiment contemporain de Boulez, mais n'en est pas son émule) ; de par son extrême exigence, il n'a que très peu terminé de compositions : au total, 6 œuvres, notamment après 1959 (mais une trentaine de plus entre 1943 et 1949, inédites et la plupart mineures) ; un compositeur indépendant à l'écriture rigoureuse et concise (dense) qui a développé la technique des séries proliférantes comme, selon lui, un mécanisme onirique où les intervalles s'imbriquent et se désagrègent, engendrant une musique qui s'invente sur elle-même et se détruit à mesure ; sa musique d'une grande pureté est difficile d'écoute, non pas par son aridité, mais par le refus de la séduction immédiate, de l'abandon, par la sur-utilisation des contrastes et des aspérités ; son sérialisme est moins intégral et moins «pur» (diatonisme, séries proliférantes), et, notamment au niveau des hauteurs ; nul doute que la postérité conservera ces purs diamants … Pièces emblématiques : Sonate pour piano (composée en 1952, créée seulement en 1967, mais enregistrée sur disque dès 1957, énigmatique, sérielle et difficile d'accès), Concerto pour clarinette (1962-1968, pour ensemble, son chef d'œuvre le moins inaccessible), "Le Temps Restitué" (1968, pour mezzo-soprano, chœur et petit ensemble), "Chant après Chant" (1966, pour voix, piano et 6 percussions), et "Au delà du Hasard" (1959, pour 4 ensembles instrumentaux et un chœur), ces 3 dernières pièces étant inspirées par le roman de Hermann Broch, «La Mort de Virgile», selon un projet bien plus ambitieux de 12 pièces. |
ŒUVRE(S) SÉLECTIONNÉE(S)| CRÉATION | TITRE | ANALYSE | TEMPS | VALEUR | NIVEAU | | 1968 | Concerto pour clarinette (clarinette et ensemble de 17 musiciens) [40 ans] | Ensemble (petit, clarinette non concertante). Une œuvre d'une grande pureté, scintillante et se renouvelant sans cesse sans construction apparente, po.. . .. . suite | .. . plus (avec portrait compo) | 28 | xxxx | ++ |
ACTUALITÉ [Créations, Reprises, Projets] | Né le 17 Janvier 1928
M.A.J.-Actus : 2011/01/08. | Mort le 17 Août 1973 ; création d'une Sonate pour violon seul, récemment redécouverte, le 30 Novembre 2009, au Théâtre des Bouffes du Nord, à Paris ; reprise de la Sonate p. piano le 14 Janvier 2011, à Paris ; ses amis devraient créer un site Internet | Conseil-découverte : Concerto pour clarinette (1962-1968, pour ensemble)
Conseil-approfondissement : "Le Temps Restitué" (1968, pour mezzo-soprano, chœur et petit ensemble) |
Actualisation de la page : 8-Janvier-2011 |