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* MARC-ANDRÉ DALBAVIE (1961 - 49 ans), France

SYNTHÈSE BIOGRAPHIQUESTYLE MUSICAL
Marc-André Dalbavie [1961, France (Neuilly-sur-Seine, près de Paris) - ] suit, avec une mère chanteuse, le cursus classique du compositeur en France (Conservatoire de Paris, de 1980 à 1986), avec comme professeurs Michel Philippot pour la composition, Betsy Jolas et Claude Ballif pour l'analyse, Guy Reibel pour l'électroacoustique et surtout Marius Constant pour l'orchestration ; il a également pris des cours avec John Cage à Londres (1980), avec Franco Donatoni à Sienne pour la composition (1984), avec Tristan Murail pour l'informatique musicale (1985) et avec Pierre Boulez pour la direction d'orchestre (1987), et il a fréquenté l'Ircam de 1985 à 1990 ; il est compositeur en résidence au Deutscher Akademischer Austauschdienst (DAAD) à Berlin, de 1992 à 1993, pensionnaire à la villa Médicis de Rome de 1995 à 1996, puis en résidence à l'Orchestre de Cleveland (USA) de 1998 à 1999, à l'Orchestre de Minneapolis (USA) en 2000, et à l'Orchestre de Paris de 2001 à 2005 ; il s'est tourné très tôt vers l'enseignement (Conservatoire de Paris, depuis 1996 : orchestration) ; c'est un personnage effacé (pudique) et courtois, à la fois précis et indécis, éclectique... Première œuvre significative : "Les Paradis Mécaniques" (1983, pour ensemble). Instrument pratiqué : piano (également l'orchestre, comme chef). Progressiste-National. Marc-André Dalbavie est un compositeur à la fois réputé (succès officiels) et curieux de tous les styles (pour les moyens et les ouvertures qu'ils offrent) ; sa promotion, un temps, a été assurée par sa dite filiation avec Boulez (pourtant leurs 2 musiques sont très éloignées) ; hélas, malgré une science consommée de la composition et de l'orchestration avec des traits d'écriture assez personnels, son inspiration n'est pas toujours déterminante et son style est davantage opportuniste (touche à tout, intégrateur) qu'indépendant : après avoir été initialement tenté par les micro-intervalles (musique spectrale, dès 1982) et par l'électronique (dès 1985), il a évolué à partir de 1992 vers la spatialisation et la résonance ; des pièces récentes comme les 3 œuvres spatialisées, "Antiphonie" (1999), "The Dream of the Unified Space, Le Rêve d'un Espace sonore" (1999), "Concertate il suono" (2000), sont ainsi plus spectaculaires qu'essentielles (mais avec un métier sûr), ou, la pièce "Double Jeu" (2003) avec un double ensemble, à gauche «occidental» et à droite Chinois traditionnel cumule les effets diplomatiques (alimentaires ?), ou son Concerto pour piano (2005) semble davantage se conformer à la mode du retour à cet instrument (soliste à la Rachmaninov) ; au premier abord, sa musique paraît plate, sans relief et sans couleur, comme uniformément grise (sans connotation péjorative), mais une fois la pâte mélangée, elle prend une consistance et une force inattendues (en tout cas, aérée, d'une grande clarté et dans le style Français) et elle raconte une histoire ; au total, apparaissent une prédilection pour le timbre, les jeux d'arpèges, les processus de développement (entrelacements), avec diffraction sonore par bloc symphonique, en glissant de l’un à l’autre selon la technique moderne du morphing… Pièces emblématiques (sur un total d'une cinquantaine, toujours de qualité mais rarement essentielles) : "Les Miroirs transparents" (1985, pour grand orchestre), "Diadèmes" (1986, pour alto solo transformé, électronique et ensemble), "Seuils" (1992, pour soprano, grand ensemble par 2, et traitement informatique, l'électronique étant disposée autour du public, brillant exercice en 7 mouvements), "Non-lieu" (1997, pour 4 chœurs de femmes et ensemble instrumental spatialisé), Trio pour violon, cor et piano (2004, fluide et répétitif, un rien convenu), Concerto pour flûte et orchestre (2006, entrelacements réussis).

 

 

ŒUVRE(S) SÉLECTIONNÉE(S)

CRÉATIONTITREANALYSETEMPSVALEURNIVEAU
1985 Miroirs transparents (grand orchestre) [24 ans] Grand Orchestre. Une œuvre qui marque une extension des timbres et qui montre que la démarche spectrale n'est pas incompatible avec le traitement habituel polyphonique de l'orchestre : une introduction lente, mystérieuse, par vagues, ensuite des ponctuations des cordes, stoppées par les cuivres, alternativement, suivies par des virevoltements en spirale de l'orchestre qui semblent ne jamais vouloir finir (et créent une sorte d'envoûtement), enfin un final un peu plus animé, cahotant ; le résultat est d'une grande beauté sonore, même si l'originalité semble manquer, avec le recul du temps [création : 1985, au Festival de Metz (France)]. 18 xx ++++

 

 

ACTUALITÉ [Créations, Reprises, En cours]

légendeNé le 10 Février 1961

M.A.J.-Actus : 2010/02/02.
Création du quatuor à cordes n°1, le 27 Mai 2010 à Dijon ; création Française du Concerto pour flûte et orchestre, le 1er Décembre 2006 ; régulièrement joué en France ; travaille à un opéra qui doit être créé en Octobre 2010 à Zurich

 

Actualisation de la page : 02-Février-2010

© Jean Henri Huber, Musique Contemporaine.Info, 2005-2010 Pour retourner à la page d'accueil: Bienvenue !
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