| SYNTHÈSE BIOGRAPHIQUE | STYLE MUSICAL |
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| Maurice Ohana [1913, France (Casablanca, alors en Protectorat Français) - 1992, France (Paris), décédé à 79 ans] est d'abord initié par sa mère (Anglaise de Gibraltar) au «cante jondo» Espagnol et aux improvisations des musiciens berbères au Maroc, avant d'entamer une formation musicale à Barcelone (1927-1931), puis à Paris avec Jean-Yves Daniel-Lesur pour le contrepoint et l'harmonie (tout en étudiant l'architecture) ; sa mère, d'origine Juive Sépharade Andalouse, son père, natif de Gibraltar et donc citoyen Britannique, et sa nourrice Gitane, lui apportent esprit et culture farouchement indépendants, voire provocateurs ou déconcertants (avec humour, il écrit son nom à l'Irlandaise : O'Hana) ; en 1947, il a formé un éphémère groupe, baptisé Zodiaque, contre toute tyrannie esthétique (notamment, le supposé dogmatisme de l'école sérielle). Site Internet : www.mauriceohana.com... Premières œuvres significatives : "Llanto por Ignacio Sánchez Mejías" (1950, pour récitant, baryton, clavecin, chœur et petit orchestre, une pièce célèbre, monodique et modale, scandée et hispanisante qui rappelle Manuel de Falla), "Cantigas" (1954) pour le Cante Jondo. Instruments pratiqués : piano, clavecin, guitare. | Moderniste-National (tendance primitiviste). Maurice Ohana, un compositeur en dehors des écoles (plutôt indépendant), est adepte des modes d'émission vocale du cante jondo Andalou et de ses procédés d'ornementation (sons glissés dans des micro-accidents, tiers de tons arabisants) et fait des recherches sur d'autres micro-intervalles (quarts de ton, dans "Tombeau") ; son style personnel n'est acquis que tardivement (dans les années 70) et sa musique, plus sensuelle que conceptuelle, reste atypique, utilisant plusieurs sources d'inspiration (médiéval, opéra Chinois, théâtre Nô Japonais, jazz, tradition Arabe, etc.) pour créer chaque fois une forme particulière (il est malheureusement trop peu joué depuis sa disparition), à la fois fortement émotionnelle et construite, à tendance rituelle, très colorée (par alliage de timbres)… Pièces emblématiques (sur un catalogue d'une centaine) : "Synaxis" (1955-1966, pour orchestre, avec cithare en tiers de ton, 2 harpes et 2 pianos solistes), "Tombeau de Claude Debussy" (1962, pour soprano, cithare et ensemble, méditatif, lumineux et violent), "Cris" (1969, pour 12 voix mixtes, non écoutés en concert), "Chiffres de Clavecin" (1968, un concerto entre éclat et silence), 24 Préludes (1973, pour piano), "L'Office des Oracles" (1974, pour quatuor vocal, 2 chœurs mixtes et ensemble, un rituel sacré syncrétique), "Lys des Madrigaux" (1976, pour chœur de femmes, solistes et ensemble instrumental), "Anneau du Tamarit" (pour violoncelle et orchestre, 1976, avec des encerclements uniques), Messe (1977, pour chœurs, 2 solistes et ensemble instrumental, non écoutée en concert), "Trois Contes de l'Honorable Fleur" (1978, pour soprano et orchestre, d'une belle poésie), "Livre des Prodiges" (1979, pour grand orchestre, paysagiste dialogue en 13 courtes parties), "Douze Études d'interprétation" (1985, premier livre, pour piano), "La Célestine" (1988, opéra). |
ŒUVRE(S) SÉLECTIONNÉE(S)| CRÉATION | TITRE | ANALYSE | TEMPS | VALEUR | NIVEAU | | 1973 | 24 Préludes (piano) [59 ans] | Piano-Etudes. Une œuvre d'une grande sensualité, avec une grande recherche de raffinement au niveau de l'harmonie et des timbres (peu contrastée) qui .. . .. . suite | .. . plus (avec portrait compo) | 42 | xxxx | +++ |
ACTUALITÉ [Créations, Reprises, Projets] | Né le 12 Juin 1914
M.A.J.-Actus : 2010/08/31. | Mort le 13 Novembre 1992 ; reprise de "Llanto por Ignacio Sanchez Mejias", le 26 septembre 2010, en Arles ; hommage à ses influences, le 4 Avril 2009 à Maurepas ; reprise de 4 pièces pour voix, dont les 3 Contes pour l'Honorable Fleur (superbe), à Radio France, le 30 Mars 2007 | Conseil-découverte : "Trois Contes de l'Honorable Fleur" (1978, pour soprano et orchestre)
Conseil-approfondissement : 24 Préludes (1973, pour piano) |
Actualisation de la page : 16-Janvier-2011 |