| SYNTHÈSE BIOGRAPHIQUE | STYLE MUSICAL |
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| André Boucourechliev [1925, Bulgarie (Sofia) - 1997, France (Paris), décédé à 72 ans] est d'origine Bulgare (il a étudié la composition à Sofia), mais a émigré jeune (1949) en France pour suivre les cours à l'école normale de musique de Paris (rue de Madrid, alors dirigée par Alfred Cortot, aujourd'hui Conservatoire de Région) ; à son tour, il a enseigné au Conservatoire de Paris et à l'Université d'Aix-en-Provence (ses amis, élèves ou autres, le surnomment par jeu «Boucou») ; une personnalité hors des courants, davantage intéressée par la liberté et le sens du jeu laissés à l'interprète que par le sérialisme, et, passionné par l'analyse des autres compositeurs (remarquables biographies synthétiques de Beethoven, de Stravinsky et de Schumann). Site Internet : www.boucourechliev.com... Première œuvre significative : "Grodek" (pour soprano, flûte et 3 percussions, 1963). Instrument pratiqué : piano (concertiste). | Moderniste-Aléatoire. André Boucourechliev est un musicien à part, peu prolifique, sa musique requiert une écoute attentive (librement sérielle ou non sérielle) ; son œuvre se caractérise souvent par une grande liberté laissée aux interprètes, notamment de disposer de séquences prédéfinies, les obligeant ainsi à une écoute réciproque intime (œuvre à la fois ouverte et modulaire, aussi dite mobile, donc faussement aléatoire, avec des points de ralliement d'ensemble pour les interprètes, un peu comme les improvisations des musiciens de Jazz) ; son style est marqué par la force, l'urgence, parfois la sauvagerie, pour se tendre parfois jusqu'à l'extase, avec en outre une dimension d'intelligence ludique (à noter que ses partitions, parfois limitées à une page géante, affichent une esthétique graphique additionnelle) ; il a également travaillé la voix et ses modulations déformées lors de mixages sur bande magnétique au studio de Milan et au GRM à Paris (Thrène, 1974), mais a vite abandonné … Pièces emblématiques : la série des "Archipels I-IV" (pour pianos et/ou non percussions, sauf II, pour quatuor, 1967-1970), "Anarchipel" (1970), "Ombres" (1970, pour ensemble de 12 musiciens), où des extraits des quatuors de Beethoven forment le matériau (non écoutées), ainsi que ses quatuors (notamment le n°3, 1994, et "Miroir II", 1989) superbes, mais difficiles d'accès, "Faces" (1972, pour 2 orchestres), Concerto pour piano (1975, non écouté en concert), "Trois Fragments de Michel-Ange" (1996, pour soprano, flûte et piano, non écoutés en concert). |
ŒUVRE(S) SÉLECTIONNÉE(S)| CRÉATION | TITRE | ANALYSE | TEMPS | VALEUR | NIVEAU | | 1967 | Archipels - Anarchipels (ensembles instrumentaux variés) [42 ans] | Cordes-Piano-Percussion. Des œuvres difficiles, presque ascétiques, car de poésie pure ; Archipel II (quatuor à cordes), I (pour 2 pianos, percussion optionnelle), IV (pour piano), III (percussions, piano), Anarchipel (percussion, piano, clavecin, harpe, orgue) ; ces pièces, où chacun des instruments suit souvent une ligne indépendante, produisent une pâte sonore inégalée, une poésie bouillonnante, parfois exaspérée ; les Archipels sont des œuvres ouvertes, pas dans le sens de Boulez ou Stockhausen (permutations), ni de Cage (aléatoires), mais plutôt dans le sens de fragments offerts aux interprètes qui en disposent comme d'un réservoir de matériaux selon leur inspiration (des transitions répétées servent d'induction pour un instrumentiste pour amener les 3 autres vers la trame suivante) ou leur décision préalable (fausse ouverture) et certains experts utilisent le terme de pièces mobiles ; Archipel I (également interprétable avec 2 percussions) donne une impression de structures labiles (mouvantes, presque fuyantes), Archipel II (quatuor) est davantage contrôlé, oscillant entre 2 pages obligatoires (une assez statique, l'autre dynamique et dramatique), Archipel III confronte le piano d'une part et les 6 percussionnistes d'autre part, souvent sous la forme de conflits (dans la nuance «forte», voire bruyante), dans un registre totalement ouvert, spontané, Archipel IV est pour piano seul et l'ouverture correspond à un dialogue indéterminé avec soi-même (et imprévisible), Anarchipel apporte, comme son nom l'indique, l'anarchie (qui est ici une forme d'ouverture imprévisible extrême, et non le chacun pour soi) et l'influence réciproque maximale (les musiciens étant placés très proches, presque en contact) [création : Archipel I, 31 Mars 1967, au 3ème Festival de Musique contemporaine de Royan (France), II, 2 Avril 1969, au 5ème Festival de Musique contemporaine de Royan (France), III, 26 Octobre 1969, à Paris (France), IV, 22 Mars 1970, au 6ème Festival International d'Art Contemporain de Royan (France), Anarchipel, 24 Janvier 1972, au Domaine musical de Paris (France)]. | 84 | xxxx | ++ |
ACTUALITÉ [Créations, Reprises, En cours] | Né le 28 Juillet 1925
M.A.J.-Actus : 2009/01/27. | Mort le 12 Novembre 1997 ; peu joué, sauf les reprises des "Archipels", plusieurs fois en 2006 et aussi le 27 Janvier 2009, à Lyon ; site Internet, graphiquement réussi |
Actualisation de la page : 26-Août-2010 |