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* FRANCIS POULENC (1899 - 1963), France

SYNTHÈSE BIOGRAPHIQUESTYLE MUSICAL
Francis Poulenc [1899, France (Paris) - 1963, France (Paris), décédé à 64 ans] étudie le piano avec Ricardo Vines qui le présente à Érik Satie, Casella et Georges Auric, puis l'harmonie et la composition avec Charles Koechlin (1921-1924) ; une dimension importante de sa démarche est son sens religieux qui confère à certaines partitions une profondeur métaphysique ; cependant le personnage est complexe et ambigu : à côté de sa foi humaniste, non mystique, pragmatiquement développée après un voyage à Rocamadour (1936), teintée de pessimisme, d'amertume et de tragique, il affiche un penchant de gouaille insouciante, type mauvais garçon, voire libertin (pour l'époque). Site Internet (association d'amis): www.poulenc.fr... Premières œuvres significatives : "Rapsodie nègre (1917, pour baryton, piano et ensemble), "Le Bestiaire" (1919, mélodies sur des poèmes d'Apollinaire), "Les Biches" (1924, musique d'orchestre pour ballet). Instrument pratiqué : piano (concertiste, accompagnateur). Progressiste-National. Francis Poulenc est un compositeur hors du temps de la Musique Contemporaine, profondément traditionaliste (mais pas conservateur) ; comme les autres membres du «Groupe des Six» (Milhaud, Auric, Honegger, Durey et Tailleferre), qu'il co-fonde en 1920, il rejette la mode d'avant guerre pour le romantisme et l'impressionnisme et se tourne vers le style populaire et plein d'esprit du Music-Hall et le surréalisme (comme Cocteau) ; même s'il est né tard, il n'a ni de goût pour le néo-classicisme, ni pour le dodécaphonisme : sa musique a pourtant un style inimitable (introuvable après 1945 !), avec un sens de l'élégance, de la clarté, très Françaises, de l'humour (parfois puéril), une certaine sensualité, un don inné pour la mélodie spontanée et tonale, un goût pour l'innovation mesurée (dans les timbres, dans les thèmes de sa musique vocale, avec un zeste de provocation), un souci pour le drame humain, le tout avec indépendance et finesse d'esprit ; il reste surtout un grand mélodiste (pièces chorales, chants accompagnés au piano sur des poèmes de Guillaume Apollinaire ou de Paul Éluard) et un dramaturge humaniste (opéras, pièces vocales avec dimension théâtrale, tragique ou bien comique)… Pièces emblématiques (sur un total de 185 environ) : avant période contemporaine, Trio pour piano, hautbois et basson (1926), "Concert champêtre" (1928, pour clavecin et orchestre, badin), "Aubade" (1928, pour piano et 18 instruments, stylé), "Le Bal Masqué" (1932, pour voix et ensemble), "Liturgies à la Vierge Noire de Rocamadour" (1936, un monument de piété céleste), "Tel Jour, telle Nuit" (1937, mélodies sur des poèmes d’Éluard) et, après guerre, "Les Mamelles de Tiresias" (1944, opéra), "Histoire de Babar" (1945, pour voix et piano, destiné aux enfants), Concerto pour piano et orchestre (1950, un tube en patchwork inquiet-guindé), "Stabat Mater" (1950, pour voix et orchestre), Sonate pour deux pianos (1953), "Dialogues des Carmélites" (1957, opéra, ambitieux, hanté par la mort), Sonate pour flûte et piano (1957, un tube élégiaque et primesautier), "La Voix Humaine" (1958, monodrame pour soprano et orchestre, une réussite dans le genre et une innovation dans la veine existentialiste), "Élégie" (1959, pour deux pianos), "Gloria" (1961, pour soprano, chœur et orchestre), "Sept Répons des Ténèbres" (1961-1963, pour voix et orchestre, non écoutés en concert).

 

 

ŒUVRE(S) SÉLECTIONNÉE(S)

CRÉATIONTITREANALYSETEMPSVALEURNIVEAU
1957 Dialogues des Carmélites (opéra) [58 ans] Opéra théâtre. Une œuvre (d'après Bernanos) marquée par une certaine amertume, par le doute et la peur et leur sublimation (par la grâce), et un sens du tragique, comme la tragédie classique, hors du temps (mais typée par les problèmes de son temps :.. . .. . suite | .. . plus (portrait compositeur) 152 xxx +++++
1959 La Voix Humaine (soprano et orchestre) [60 ans] Voix-Orchestre (monodrame lyrique). Une pièce incomparable (inclassable), théâtrale, en un acte d'après une pièce éponyme de Jean Cocteau ; l'œuvre prend la forme d'un monologue bouleversant (parlando décousu, sans trop de cohérence), avec de longs (.. . .. . suite | .. . plus (portrait compositeur) 42 xxx ++++

 

 

ACTUALITÉ [Créations, Reprises, Projets]

légendeNé le 7 Janvier 1899

M.A.J.-Actus : 2010/05/08.
Mort le 30 Janvier 1963 ; reprise du "Dialogues des Carmélites" en Avignon, les 27 et 29 Mars 2011 ; reprise des "Mamelles de Tiresias" du 7 au 13 janvier 2011, à Paris (Op. Comique) ; hommage Internet créé par ses amisConseil-découverte : Concerto pour piano et orchestre (1950)

Conseil-approfondissement : "Liturgies à la Vierge Noire de Rocamadour" (1936)

 

Actualisation de la page : 8-Mai-2010

© Jean Henri Huber, Musique Contemporaine.Info, 2005-2011 Pour retourner à la page d'accueil: Bienvenue !
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