Adams | Adès | Amy | Andre | Babbitt | Bacri | Barber | Barraqué | Bayle | Bedrossian | Benjamin | Berio | Bernstein | Birtwistle | Boesmans | Boucourechliev | Boulez | Britten | Cage | Campana | Carter | Cavanna | Chostakovitch | Chowning | Connesson | Copland | Crumb | Dalbavie | Dallapiccola | Dao | Denisov | Dillon | Durieux | Dusapin | Dutilleux | Éloy | Eötvös | Escaich | Fedele | Feldman | Fénelon | Ferrari | Ferneyhough | Ginastera | Glass | Goeyvaerts | Górecki | Greif | Grisey | Harvey | Henry | Henze | Holliger | Huber | Ingólfsson | Jolas | Jolivet | Kagel | Kurtag | Lachenmann | Levinas | Ligeti | Lindberg | Lutoslawski | Machover | Maderna | Manoury | Mantovani | Maresz | Messiaen | Monnet | Murail | Nancarrow | Nono | Nunes | Ohana | Pablo | Pärt | Parmégiani | Partch | Pécou | Penderecki | Pesson | Poulenc | Pousseur | Radulescu | Reich | Rihm | Riley | Risset | Robin | Saariaho | Scelsi | Schaeffer | Schnittke | Schoeller | Sciarrino | Stockhausen | Stravinsky | Takemitsu | Tanguy | Tippett | Ullmann | Varèse | Vivier | Wessel | Xenakis | Young | Zimmermann |



* PETER EÖTVÖS (1944 - 66 ans), Roumanie

SYNTHÈSE BIOGRAPHIQUESTYLE MUSICAL
Peter Eötvös [1944, Roumanie (Székelyudvarhely, Transylvanie, à l'époque Hongrie) - ] (prononcer «éoeutvoeuche») étudie au Conservatoire de Budapest, notamment la composition avec Pál Kardos (1958-1965), puis à celui de Cologne (1966-1968) ; en 1970, son séjour de 6 mois au Japon avec Stockhausen, à l'occasion de l'exposition universelle d'Osaka, est pour lui un choc, la découverte d'une culture qui le fascine encore ; il trouve sa voie par la compréhension d'autres (notamment, Stockhausen pour la musique électronique, Boulez pour la direction d'orchestre) : ainsi, il est au Studio électronique de la Radio de Cologne entre 1971 et 1979, et, il dirige le concert inaugural de l'Ircam à Paris et l'Ensemble Intercontemporain jusqu'en 1991, ainsi que l'orchestre de la BBC et de Budapest (1998-2001) ; puis, il devient le chef d'orchestre invité (remarquable) de nombreuses phalanges internationales ; enfin, il est professeur à Cologne, à Karlsruhe (jusqu'à sa retraite en 2008). Site Internet (en Anglais): www.eotvospeter.com... Première œuvre significative : "Harakiri" (1973). Instrument pratiqué : piano (mère, pianiste). Moderniste-Synthétique. Peter Eötvös un compositeur occasionnel, rare, mais déterminant : il a mené jusqu'à récemment une double vie de chef d'orchestre et de compositeur, graduellement la seconde prenant le dessus (temps, notoriété) sur la première ; son univers est personnel, farouchement indépendant, revendiquant un langage musical individualisé pour chaque partition, quoique utilisant la grammaire des autres, dans une synthèse apaisée ; sa musique est marquée par la clarté (limpidité des structures), par la primauté du chant (humain et instrumental), et par l'intégration des bruits de la nature (vent, chute de pierre, criquets...) ; il est à la fois éclectique (féru de Jazz, surtout des années 1960, et d'improvisation) et insatisfait par essence : lié à la singularité de chaque partition, il modifie souvent son catalogue, n'hésitant pas à en ôter une ancienne si une nouvelle emploie à meilleur escient tel ou tel langage musical ; de façon assez atypique, son langage, moderniste bon teint, se plie au concept fondateur de chaque pièce, et c'est plutôt le geste et l'invention du créateur qui sont mis en avant (par exemple, par la spatialisation, par la spécificité de l'effectif, par la théâtralisation, etc.), selon une démarche assez proche de Harrison Birtwistle (mais pour une écoute musicale très différente)… Pièces emblématiques : "Radames" (1975, révisé en 1997, opéra), "Douze Microludes" (1977, pour quatuor à cordes, non écouté en concert), "Chinese Opera" (1986, pour 2 orchestres et au centre des instruments amplifiés), "Psalm 151" (1993, pour percussions), "Shadows (1996, pour flûte, clarinette et ensemble), "Trois Sœurs" (1998, opéra, une remarquable réussite), "Replica" (1999, pour alto et orchestre, mélancolique et Bartokien), "Seven" (2007, pour violon et orchestre, en hommage à la mort de 7 astronautes, d'un lyrisme émouvant), "Lady Sarashina" (2008, opéra, non vu, mais écouté).

 

 

ŒUVRE(S) SÉLECTIONNÉE(S)

CRÉATIONTITREANALYSETEMPSVALEURNIVEAU
1998 Trois Sœurs (opéra) [54 ans] Opéra théâtre. Écrit d'après l'ouvrage éponyme de Tchekov, mais complètement dé-construit dans son déroulé (en répétant l'histoire 3 fois, du point de vue de chacune des sœurs), cet opéra présente quelques autres originalités : les 5 rôles féminins sont chantés par des hommes (les trois sœurs Irina, Macha et Olga et leur belle-sœur Natacha par des contre-ténors et la vieille nounou par une basse profonde), l'orchestre de fosse est doublé par un orchestre invisible situé derrière la scène (apportant un relief additionnel) ; on note aussi beaucoup d'inventivité dans la recherche de sonorités et des timbres (sans compter les réminiscences du Jazz), dans son atmosphère poétique, marquée par les ruptures et les aléas de la vie... une grande réussite opératique (en Russe) [création : 13 Mars 1998, à l'Opéra de Lyon (France)]. 122 xxx +++

 

 

ACTUALITÉ [Créations, Reprises, En cours]

légendeNé le 2 Janvier 1944

M.A.J.-Actus : 2010/02/10.
Création de "La Tragédie du Diable", le 27 Février 2010, à Munich, son 7ème opéra ; création de "Octet Plus" (Ensemble Linea, Strasbourg), le 25 Septembre 2008 ; création le 4 Mars 2008 à Lyon de "Lady Sarashina", opéra d'inspiration Japonaise (envoûtant) ; création de "Jetstream" à la Villette, en Février 2007 (réussie)

 

Actualisation de la page : 22-Mai-2010

© Jean Henri Huber, Musique Contemporaine.Info, 2005-2010 Pour retourner à la page d'accueil: Bienvenue !
Retour Haut de page