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* JOHN CAGE (1912 - 1992), USA

 

SYNTHÈSE BIOGRAPHIQUESTYLE MUSICAL
John Cage [1912, USA (Los Angeles) - 1992, USA (New York), décédé à 79 ans] (prononcer «keydge») est venu tard à la composition, après avoir travaillé comme jardinier en Californie, et avoir voyagé en Europe (1930-1931) : en 1934, il se met à étudier la composition d'abord avec Henry Cowell à New York puis avec Arnold Schoenberg en Californie (aussi l'analyse, la composition, l'harmonie et le contrepoint) ; en 1949-1950, à Paris, il travaille sur la musique de Satie et rencontre notamment Olivier Messiaen, Pierre Schaeffer et surtout Pierre Boulez, avec qui il entretient ensuite une longue relation épistolaire (jusqu'en 1954, publiée) ; de retour à New York, il se lie d'amitié avec ceux qui formeront l'école dite «de New York», Morton Feldman et Christian Wolff, rejoints en 1952 par Earle Brown ; sa venue pour la première fois aux Ferienkurse de Darmstadt en 1958, avec initiation à la «Composition as Process» et à ses pièces indéterminées, comme "Variations I", vont susciter de vastes débats, vite stériles, au sein de l'avant-garde Européenne ; enfin, son activité plastique (extra-musicale) débute avec l'exposition de ses partitions en 1958 dans la Stable Gallery, puis s'intensifie avec les «gravats», une forme de contre-culture, réalisés à Crown Point Press (au total, production de quelques 900 gravats, aquarelles et dessins) ; délibérément à part : poète, écrivain, philosophe, plasticien, mycologue amateur (passionné de champignons), provocateur (son œuvre la plus idiomatique est probablement "4mn33" de 1952, une pièce silencieuse pendant laquelle le pianiste ne joue pas, mais qui est souvent «interprétée» en posant simplement les mains sur le clavier pour entendre les bruits venant du public, laissant ainsi les spectateurs face à la «vraie» liberté musicale), inventeur iconoclaste et bricoleur (le water gong, une percussion plongée dans l'eau, ou bien, le piano préparé, dans "Bacchanale" en 1940, en insérant entre les cordes de son piano des objets divers comme des boulons ou des gommes, lesquels changent le son émis, à l'occasion d'une œuvre avec chorégraphie à thèmes Africains, faute, pour des raisons techniques, de pouvoir utiliser des percussions), inspirateur, entre autres, du mouvement Fluxus, co-fondé par La Monte Young, «farceur éternel» ; le personnage est clairement excentrique (porté par une vision artistique transcendante, voire provocatrice), et aussi libertaire, mais fidèle : il a vécu et collaboré jusqu'à sa mort avec son compagnon, le danseur et chorégraphe Merce Cunningham, ce qui explique son tropisme pour les ballets et pour la représentation diagrammatique ou pour la mise en scène impromptue (avec éventuellement la voix du compositeur-récitant-dialoguiste), ou encore les effets de happening, inventé en 1951 avec "Music of Changes". Site Internet non officiel (en Anglais, réalisé par un fan Hollandais, Andre Chaudron) : www.johncage.info et officiel à l'occasion de son centenaire pour 2012, www.johncage.org... Premières œuvres significatives : "Bacchanale" (1940, 1ère historique du piano préparé, influencée par les rythmes de Gamelans Indonésiens), "Imaginary Landscape n°1" (1939, pour 2 tourne-disques à vitesse variable, piano étouffé et cymbale). Instrument pratiqué : piano.Inclassable-Innovateur. John Cage est un compositeur-innovateur important, un provocateur-iconoclaste (humoristiquement subversif) et l'initiateur de l'aléatoire en musique qui produira des partitions «ouvertes» exemplaires chez Boulez ("3ème Sonate") et Stockhausen ("Klavierstück XI") : en effet, son enthousiasme pour les philosophies asiatiques le conduit à la fin des années 40, à une étude très approfondie du Zen et ensuite à nier l'intentionnalité dans l'acte créateur : il recourt au I Ching (livre Chinois des oracles), donc au hasard, pour décider des hauteurs, des durées et de la dynamique dans sa "Music of Changes" pour piano (1951) ; l'étrangeté de ses compositions laissent transparaître l'influence du compositeur Érik Satie, auteur de bizarreries musicales (à l'époque), comme les ésotériques "Gnossiennes" ou encore les très épurées "Gymnopédies", avec une tentation permanente pour le détournement (par exemple, un lied avec accompagnement de piano fermé) ou la provocation (les titres de sa dernière période limités à des nombres correspondant à l'effectif, ou les jeux de mots comme "Roaratorio"...) ; il a aussi la particularité de n'indiquer dans ses compositions aucune ponctuation musicale, laissant à l'interprète comme seules indications des descriptions d'atmosphère, au lieu des traditionnels piano ou forte ; il a également «inventé» le piano préparé par ajout à l'instrument (un bricolage, par nécessité, à l'origine) de petits objets entre les cordes ; ses nouvelles idées, sans fin, ont participé à de nombreux concepts originaux de composition dans la Musique Contemporaine (aléatoire, happening, électroacoustique, théâtre musical, etc.), mais leurs réalisations musicales n'ont pas toujours le même degré d'inspiration ; son style par nécessité hétérogène, voire hétéroclite, est marqué par l'exubérance et par le métallique (aussi parfois, par la litanie, le monodique) ; son langage, plutôt tonal, est toujours rythmique (il est un des pionniers des percussions seules) et peu harmonique… Pièces emblématiques (sur un catalogue très vaste et inégal, avec beaucoup de déchet, avec des titres en séries, comme la série des "One" de 1 à 13, chacun pour instrument solo différent) : "Imaginary Landscape n°2" (1942, pour 5 percussions, magnétique et innovant), "Amores" (1943, pour piano préparé et percussion), "Three Dances" (1945, pour 2 pianos préparés amplifiés), "Sonates et Interludes" (1946-1949, pour piano préparé, célèbres rêves à la Balinaise), Quatuor "en quatre Parties" (1950, de facture classique), Concerto pour piano préparé (1951, pour piano et orchestre), "Imaginary Landscape n°4 (1951, pour 12 postes de radio, avec des sons inaudibles-brouillés, une foucade de fritures, une mise en abîme de la radio), "Music of Changes" (1951, pour piano, la pierre angulaire du hasard en musique), "4 minutes 33" (une œuvre vide de sons, pratique radicale de l'aléatoire, de 1952 : le pianiste ne joue pas, mais ouvre et ferme le clavier entre chaque «mouvement» ; Extrait-Vidéo), Concerto pour piano et orchestre (1958), "Double Concerto" (1961), "Hymns and Variations" (1979, pour douze solistes vocaux amplifiés, hypnotique et statique), "Roaratorio, an Irish Circus on «Finnegans Wake»" (1981, pour bande, récitant, chant, percussions, bricolo-anecdotique, mêlant traditionnels et bruits), "Ryoanji" (1984, voix solo et percussion ou orchestre, non écouté), "Thirty Pieces for 5 Orchestras" (1986, pour orchestre, non écouté en concert), "Two" (1987, avec initiation des «time brackets»), Concerto pour Violoncelle (1991, violoncelle et orchestre), "Five" (1991, pour 3 percussions et 2 saxophones), "Thirteen" (1992, pour ensemble), "Seventy Four" (1992, pour orchestre, une monodie obsédante).

 

 

ŒUVRE(S) SÉLECTIONNÉE(S)

CRÉATIONTITREANALYSETEMPSVALEURNIVEAU
1946Sonates et Interludes (piano) [34 ans]Piano-solo modifié. L'œuvre emblématique du piano préparé est constituée de 2 parties symétriques : première partie (4 sonates - interlude - 4 sonates - interlude) et seconde partie (interlude - 4 sonates - interlude - 4 sonates) ; il faut écouter ce… … suite | … plus (portrait compositeur)61xxxxx++++
1958Concerto pour piano (piano non préparé et orchestre) [46 ans]Piano concertant. Une œuvre indéterminée, qui lors de sa création à New York suscita le scandale le 15 Mai 1958 : le pianiste fait un choix dans une pseudo-partition en parties indépendantes avec 84 systèmes de notation différents, retenant ou non ce… … suite | … plus (portrait compositeur)30xxxx+++

 

 

ACTUALITÉ [Créations, Reprises, Projets]

légendelégendelégendelégendeNé le 5 Septembre 1912

M.A.J.-Actus : 2012/10/03.
Mort le 12 Août 1992 ; exposition à Lyon sur son leg pour les plasticiens, en Octobre 2012 ; concert spécial pour son centenaire, à la Gaité Lyrique, à Paris, le 5 Mai 2012 (avec notamment la reprise d'une version de "Riyoanji") ; concert-spectacle zoom-Cage, le 7 Mai 2011, à l'ECAM du Kremlin-Bicêtre ; nouveau site pour son centenaire en 2012 ; "Roaratorio" à Agora, le 7 Juin 2010, à Paris, puis avec chorégraphie de Cunningham à Montpellier (décevante). Site Internet personnel (pas d'extraits musicaux): www.johncage.org

* Conseil-découverte : "Sonates et Interludes" (1946-1949, pour piano préparé) |

* Conseil-approfondissement : Concerto pour piano préparé (1951, pour piano et orchestre) |

 

Actualisation de la page (hors actualités) : 3-Octobre-2012

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