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* KLAUS HUBER (1924 - 2017), Suisse

 

SYNTHÈSE BIOGRAPHIQUESTYLE MUSICAL
Klaus Huber [1924, Suisse (Berne) - 2017, Italie (Pérouse)] (prononcer «klaouss houbeur»), après des débuts comme instituteur, étudie tardivement la musique (à partir de 1947, notamment avec Stefi Geyer), puis la théorie et la composition avec Willy Burkhard (son parrain, religieusement parlant!) au Conservatoire de Zurich (jusqu'en 1955), enfin à Berlin avec Boris Blacher (1956-1957) ; à son tour, à partir de 1960, il enseigne la musicologie et la composition, à Lucerne, puis à Bâle et (jusqu'à sa retraite en 1990) à Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne (et son influence est fondamentale, notamment pour Brian Ferneyhough, Wolfgang Rihm, Michael Jarrell, et aussi, mais de façon moins directe, pour Helmut Lachenmann), et enfin dans de nombreuses capitales en tant qu'invité et pédagogue respecté (exclusivement depuis 1991 et souvent en résidence) ; il réside aujourd'hui en alternance à Bremen (Brême, nord de l'Allemagne) et à Panicale (près de Perouse, en Italie centrale); il est marié à Younghi Pagh-Paan, une compositrice (sud) Coréenne (née en 1945) qui a été d'abord son élève en composition; le personnage est patient et mesuré, à la fois doux et indigné, de toute façon d'une conviction intériorisée ; comme Bernd-Alois Zimmermann, Luigi Nono, Hans Werner Henze, ou Helmut Lachenmann, il est fortement engagé politiquement (à gauche et anti-capitaliste... il a admiré le Cubain Fidel Castro et il a rencontré le Nicaraguayen Ernesto Cardenal) et pacifiste (il a pris part à tous les mouvements anti-guerre) mais sa foi Chrétienne constante n'est partagée qu'avec Zimmermann duquel il se sépare par son équilibre, sa confiance en soi, son humanisme apaisé, sans empêcher des bouffées de révoltes indignées) ; comme il le souligne lui-même, ses convictions religieuses le poussent vers l'idéal utopique d'associer musique et engagement social pour une vie qualifiée de juste et d'y associer les auditeurs (avec le risque de se dater). Site Internet : www.klaushuber.com... Première œuvre significative (non sérielle) : "Sechs kleine Vokalisen" [Six petites Vocalises] (1955, pour contralto, violon et violoncelle) et "Partita" (1956, pour violoncelle et clavecin, douce et dansante). Instrument pratiqué : violon.Moderniste-Complexe (expressionniste). Klaus Huber est un compositeur important, marqué par un engagement intransigeant, à la fois sociétal (choix des textes d'accompagnement), politique et surtout spirituel et religieux (objectif : convertir, témoigner) ; la dimension du collage (citation), notamment d'extraits de la musique de Jean-Sébastien Bach, est essentielle dans sa musique (comme un héritage incontournable), même si l'identification est rarement aisée (déformation, masquage), sauf (rare) intention ; ses débuts tardifs en composition, après l'époque sérielle avant-gardiste, en font un ermite mystique de la modernité finissante ; il utilise alors le vocabulaire post-sériel, puis s'inscrit dans la philosophie de l'œuvre ouverte ; à partir de 1993, dans le cadre d'une nouvelle démarche créatrice fascinée par l'Orient, il introduit dans ses œuvres les micro-intervalles, notamment les tiers de ton (fréquents dans la Musique traditionnelle Arabe) ; cependant, ces approches ne peuvent être considérées comme manières distinctes : en fait, le style du compositeur est à la fois cohérent et très variable tout au long de sa vie, explorant des chemins quelques années puis changeant de grammaire, puis revenant à un point antérieur, avec pour seuls dénominateurs communs l'expressivité (intimiste, introvertie), le contemplatif (avec, tout au long de ce continuum, des arrêtes douces) et la complexité (sans structure apparente), et pour seul tropisme le goût des contraires-contrastes atténués (douceur) et des durées courtes (80% des pièces ne dépasse pas le quart d'heure) ; sa musique est exigeante, sans emphase (les conflits restent minimisés ou brefs, fulgurants), sans séduction non plus (parfois rêche, rugueuse, souvent languissante), difficile d'accès (plutôt expressionniste et figurative, sans excès, ni cérébrale, ni abstraite), ou, en réduisant-caricaturant au maximum, à la fois tendue-tenue-intérieurement ; enfin, dans son catalogue, les voix tiennent une place importante (les cordes aussi), les titres sont souvent longs et en Latin (si pas en Allemand, sa langue maternelle), les textes font souvent références au médiéval (ou au manifeste politique, pacifiste) ; ses partitions sont savantes (mais à l'audition cela reste caché), sans appartenance à une chapelle, sans facilité racoleuse (avec la faiblesse d'être peu mémorisables) et ont souvent fait l'objet de transpositions (par lui-même) pour d'autres instrumentistes… Pièces emblématiques (sur un total de près de 140) : "Des Engels Anredung an die Seele" [L'Adresse de l'Ange à l'Âme] (1959, cantate pour ténor et flûte, clarinette, cor et harpe, mystique et contemplative), "Tenebrae" (1968, pour orchestre, décrivant le Christ en croix), "Protuberanzen" [Protubérances] (1986, œuvre ouverte), "L'âge de notre Ombre" (1998, trio pour flûte, viole et harpe, en tiers de ton), "Miserere hominibus..." (2006, pour 7 voix solistes et 7 instruments, spirituel et aérien).

 

 

ŒUVRE(S) SÉLECTIONNÉE(S)

CRÉATIONTITREANALYSETEMPSVALEURNIVEAU
1968Tenebrae (orchestre) [44 ans]Orchestre (grand). Une œuvre emblématique du style de Klaus Huber (sans structure apparente), d'une exigeante séduction, avec un long collage d'après le choral «Christ ist erstanden» de Bach (parfois méconnaissable, tant le tissu confié aux cordes pu… … suite | … plus (portrait compositeur)18xxx++

 

 

ACTUALITÉ [Créations, Reprises, Projets]

légendelégendeNé le 30 Novembre 1924

M.A.J.-Actus : 2017/10/03.
Mort le 2 Octobre 2017 ; disparition laissant peu d'écho médiatique en France (hélas, où l'on privilégie son activité pédagogique), davantage bien sûr en Suisse, voir https://www.rts.ch/play/radio/musique-davenir/audio/hommage-a-klaus-huber?id=8943213&station=a9e7621504c6959e35c3ecbe7f6bed0446cdf8da ; création de "Erinnere dich an Golgatha..." pour contrebasse, 18 instruments et électronique live, le 25 Mars 2010 ; création de "Quod est Pax", le 19 Octobre 2007, à Donaueschnigen ; création de "Miserere hominibus" (Lucerne), le 26 Août 2006 ; en préparation, un quatuor à cordes (2009, retardé, abandonné?), en fait il n'y a plus eu de création depuis 2010 (une pièce pour le concours Long-Thibaud intitulée "Intarsimile", le 17 Novembre). Site Internet personnel (avec extraits musicaux): www.klaushuber.com

* Conseil-découverte : "Miserere hominibus" (2006, pour 7 voix solistes et 7 instruments) |

* Conseil-approfondissement : "Tenebrae" (1968, pour orchestre) |

 

Actualisation de la page (hors actualités) : 3-Octobre-2017

© Jean Henri Huber, Musique Contemporaine.Info, 2005-2017 Pour retourner à la page d'accueil: BIENVENUE !
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