| SYNTHÈSE BIOGRAPHIQUE | STYLE MUSICAL |
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| Klaus Huber [1924, Suisse (Berne) - ] (prononcer «houbeur») étudie tardivement, à partir de 1947, la musique, puis la théorie et la composition avec Willy Burkhard au Conservatoire de Zurich (jusqu'en 1955), enfin à Berlin avec Boris Blacher (1956-1957) ; à son tour, à partir de 1960, il enseigne la musicologie et la composition, à Lucerne, puis à Bâle et (jusqu'à sa retraite en 1990) à Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne (et son influence est fondamentale, notamment pour Brian Ferneyhough, Wolfgang Rihm, Michael Jarrell, et aussi, mais de façon moins directe, pour Helmut Lachenmann), et enfin dans de nombreuses capitales en tant qu'invité (exclusivement depuis 1991 et souvent en résidence) ; il réside aujourd'hui en alternance à Bremen et à Panicale (Perugia, Italie). Site Internet : www.klaushuber.com... Première œuvre significative (non sérielle) : "Sechs kleine Vokalisen" [Six petites Vocalises] (1955, pour contralto, violon et violoncelle). Instrument pratiqué : violon. | Moderniste-Complexe (expressionniste). Klaus Huber est un compositeur important, marqué par un engagement intransigeant, à la fois Sociétal (choix des textes d'accompagnement) et surtout religieux (objectif : convertir) ; la dimension du collage (citation), notamment d'extraits de la musique de Jean-Sébastien Bach, est importante dans sa musique (comme un héritage incontournable), même si l'identification est rarement aisée (déformation, masquage), sauf provocation ; dès leurs débuts (années 60), il utilise le vocabulaire post-sériel, puis s'inscrit dans la philosophie de l'œuvre ouverte ; à partir de 1993, dans le cadre d'une nouvelle démarche créatrice, il introduit dans ses œuvres les micro-intervalles, notamment les tiers de ton (fréquents dans la Musique traditionnelle Arabe) ; cependant, ces approches ne peuvent être considérées comme manières distinctes : en fait, le style du compositeur est très variable tout au long de sa vie, explorant des chemins quelques années puis changeant de grammaire, puis revenant à un point antérieur, avec pour seuls dénominateurs communs l'expressivité (intimiste) et la complexité, et pour seul tropisme le goût des contraires et des durées courtes (80% des pièces ne dépasse pas le quart d'heure) ; sa musique est exigeante, sans emphase, sans séduction non plus (parfois rêche, rugueuse), difficile d'accès (plutôt expressionniste et figurative, ni cérébrale, ni abstraite)… Pièces emblématiques (sur un total de près de 140) : "Des Engels Anredung an die Seele" [L'Adresse de l'Ange à l'Âme] (1959, cantate pour ténor et flûte, clarinette, cor et harpe, mystique et contemplative), "Tenebrae" (1968, pour orchestre, décrivant le Christ en croix), "Protuberanzen" [Protubérances] (1986, œuvre ouverte), "L'âge de notre Ombre" (1998, trio pour flûte, viole et harpe, en tiers de ton), "Miserere hominibus..." (2006, pour 7 voix solistes et 7 instruments, spirituel et aérien). |
ŒUVRE(S) SÉLECTIONNÉE(S)| CRÉATION | TITRE | ANALYSE | TEMPS | VALEUR | NIVEAU | | 1968 | Tenebrae (orchestre) [44 ans] | Grand Orchestre. Une œuvre emblématique du style de Klaus Huber (sans structure apparente), d'une exigeante séduction, avec un long collage d'après le choral «Christ ist erstanden» de Bach (parfois méconnaissable, tant le tissu confié aux cordes puis aux vents, en pianissimo, est serré) et ouverte (l'ordre des fragments, le choix du rythme et du tempo sont délégués à l'interprète) ; la texture dense obtenue évoque les effets micro-polyphoniques de Ligeti, et rend la partition encore plus mystique et expressive (sombre, notamment par la couleur des appels en tutti) [création : 24 Septembre 1968, à Varsovie (Pologne)]. | 18 | xxx | ++ |
ACTUALITÉ [Créations, Reprises, En cours] | Né le 30 Novembre 1924
M.A.J.-Actus : 2009/08/27. | Création de "Quod est Pax", le 19 Octobre 2007, à Donaueschnigen ; création de "Miserere hominibus" (Lucerne), le 26 Août 2006 ; en préparation, un quatuor à cordes (2009, retardé) |
Actualisation de la page : 27-Août-2010 |