| SYNTHÈSE BIOGRAPHIQUE | STYLE MUSICAL |
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| Olivier Greif [1950, France (Paris) - 2000, France (Paris), décédé à 50 ans] (prononcer «grèfe») est issu de parents Juifs nés en Pologne (son père, un survivant d'un an à Auschwitz enfermé dans le silence émigre en France et devient neuro-psychiatre, et cette déportation, connue à l'adolescence, a engendré une blessure indélébile chez le jeune Olivier et ses frères) ; il suit le cursus classique du compositeur en France (Conservatoire national de Paris), avec Tony Aubin pour la composition (jusqu'en 1967), avec Marius Constant pour l'orchestration (1972-1973), mais de façon très précoce (diplômé à 17 ans) ; mais son apprentissage initiatique est marqué par 4 singularités : il revendique sa filiation génétique Polonaise (un peu à la manière de Frédéric Chopin, même s'il n'a pas vécu là-bas), il étudie aussi la composition avec Luciano Berio à la Juilliard School de New York et devient son assistant à l'Opéra de Santa Fe (1968-1970), il se tourne subitement vers l'Hindouisme (1978-1998) et se détourne de la composition pendant plus de 10 ans (1981-1993) au profit d'une quête spirituelle pendant laquelle il change même de prénom (pour Haridas, serviteur de Dieu en sanscrit) et trouve sa vraie personnalité rassérénée (au détriment de son ambition carriériste précédente, impliquant d'être d'abord un concertiste international) ; malgré sa mort prématurée (d'un arrêt cardiaque invasif) et sa courte période créatrice reconnue, le personnage, de petit taille, laisse un souvenir prégnant (sympathique, gourmand, aux yeux perçants, et par certains côtés enfantin, idéaliste, hésitant, sentimental), de battant (grand travailleur surmené), d'observateur disponible de tout ce qui l'entoure, voire engagé dans les combats d'idées, le tout associé à de multiples conflits-tensions intérieurs sans solution (y compris religieux, initiatiques ou sociétaux, ou encore à la fois fascination pour la mort et goût de la vie). Site Internet : www.oliviergreif.com... Première œuvre significative : "Die Ilse - Paradisiac Memories" (1972, pour voix de femme, flûte, clarinette, piano et percussion). Instrument pratiqué : piano (concertiste). | Progressiste-Synthétique (tendance expressionniste). Olivier Greif est un compositeur à découvrir, disparu trop tôt : il ne se distingue nullement par son côté novateur dans le langage, mais sa musique intense, pessimiste et mystique, est puissante et immédiate, émotionnelle et poignante : elle est marquée par un expressionnisme fulgurant, en droite ligne de Chostakovitch, Scriabine, Lutoslawski et Schnittke (tout en restant personnelle), par la construction et la clarté bien Française (de l'époque Baroque ou Médiévale, pas du 20ème siècle), par l'usage fréquent des ostinatos (insistances répétées, supplications invoquant la souffrance), par l'expressivité sans épanchement (héritage Polonais), et par la réappropriation hétéroclite soit par les nombreuses citations variées (Britten, Pop-Music, musiques ethniques), soit par les emprunts mélodiques (vieilles chansons, comptines, Jan Pieterszoon Sweelinck, William Purcell), soit par les références-réminiscences détournées (citations réadaptées, transformées, comme Luciano Berio) ; sa notoriété commence à s'affirmer (notamment pour les compositions de ses 8 dernières années, superbes, écrites dans une urgence créative, car les compositions d'avant 1992, donc avant sa retraite religieuse méditative, sont bien moins jouées, moins personnelles, moins caractérisées) ; sa production est dominée par le piano solo -22 Sonates- et la musique de chambre, avec seulement une symphonie, un concerto ; son œuvre la plus moderniste est la dernière jouée de son vivant (le sextuor avec piano "Ich ruf zu dir", 2000), mais toutes les autres, vraiment accessibles, ont un caractère mélodique affirmé (à majorité tonale, mais sans passéisme), une personnalité marquée (très expressive, à travers le filtre des multiples influences, et plutôt combattante) et une réelle séduction (qui emporte, bouleverse)… Pièces emblématiques (dans un catalogue encore non finalisé et partiellement publié d'environ 80 pièces terminées, ou bien de 361 si l'on compte tous les manuscrits) : Sonate pour 2 violoncelles "The Battle of Agincourt" [La Bataille d'Azincourt] (1997, fiévreuse, modale, sur un thème médiéval), Trio pour piano, violon et violoncelle (1998, puissant hommage à Chostakovitch, émotionnel et obsessionnel), Quatuor n°3 avec voix "Todesfuge" (1998, noir malgré la clarté du baryton et envoûtant, avec une fugue démoniaque), Quadruple Concerto "La Danse des morts" (1998, pour 4 solistes instrumentaux et orchestre, ballade jouant avec la mort), Sonate pour piano n°22 "Les Plaisirs de Chérence" (1998, la dernière, à la fois complexe et immédiate, tellurique), Concerto pour violoncelle "Durch Adams Fall" (1999, errante élégie, avec une infinie béatitude finale), Quatuor n°4 "Ulysses" (2000), "Ich ruf zu dir" (2000, sextuor avec piano). |
ŒUVRE(S) SÉLECTIONNÉE(S)| CRÉATION | TITRE | ANALYSE | TEMPS | VALEUR | NIVEAU | | 1998 | Trio (violon, violoncelle et piano) [48 ans] | Trio-Piano. Une œuvre belle et inspirée, sans modernité revendiquée et même de facture plutôt traditionnelle (quoique bâtie sur une seule cellule de 4.. . .. . suite | .. . plus (avec portrait compo) | 26 | xxx | +++++ |
| 1997 | Sonate n°22 Les Plaisirs de Chérence (piano) [47 ans] | Piano. Une pièce, pesante et lancinante, puissamment émotionnelle, immédiate (avec le risque d'être simpliste), en 5 courts mouvements, (1) "Hallali d.. . .. . suite | .. . plus (avec portrait compo) | 21 | xxx | +++ |
| 1997 | Sonate pour 2 violoncelles The Battle of Agincourt (2 violoncelles) [47 ans] | Violoncelle-Violoncelle [La Bataille d'Azincourt]. Une pièce à l'effectif rarissime, fiévreuse, modale, de méditation sur la guerre et sur la mort ; e.. . .. . suite | .. . plus (avec portrait compo) | 35 | xxxx | +++ |
| 1998 | Quadruple Concerto La Danse des Morts (violon, alto, violoncelle, piano, et petit orchestre) [48 ans] | Quadruple concerto (violon, alto, violoncelle, piano, et, orchestre à cordes, avec 2 hautbois, 2 cors). Une pièce fascinante, magnétique, avec un effe.. . .. . suite | .. . plus (avec portrait compo) | 22 | xxx | ++++ |
| 1999 | Concerto pour violoncelle Durch Adams Fall (violoncelle et orchestre) [49 ans] | Violoncelle concertant, avec petit orchestre (2 x flûtes, hautbois, clarinettes, bassons, cors, trompettes – piano, cordes, percussion). Une pièce int.. . .. . suite | .. . plus (avec portrait compo) | 32 | xxxx | +++ |
ACTUALITÉ [Créations, Reprises, Projets] | Né le 3 Janvier 1950
M.A.J.-Actus : 2010/05/01. | Mort le 13 Mai 2000 ; sa mémoire est activement soutenue par une association de fans et sa famille (notamment son frère) qui ont créé un hommage Internet (nouvelle URL) et un festival annuel à La Prée (Indre), et notamment en 2010, lors du 10ème anniversaire de sa disparition | Conseil-découverte : Concerto pour violoncelle "Durch Adams Fall" (1999)
Conseil-approfondissement : Quadruple Concerto "La Danse des morts" (1998) |
Actualisation de la page : 3-Décembre-2010 |